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Journalisme

    Qualifiant

  • Journaliste rédacteur bimédia
  • Secrétaire de rédaction bimédia
  • Professionnalisation

  • Stage de rédaction multimédia
  • Stage d’édition multimédia
  • Correction et réécriture
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
  • Cours du soir

  • Cours du soir - Stylistique
  • Cours du soir - Techniques de base du journalisme
  • Cours du soir - Les bases de l’infographie
  • Cycle d'août

  • Cycle d’août - Initiation à l’écriture journalistique
  • Cycle d’août - Initiation au secrétariat de rédaction papier et web
Graphisme

    Qualifiant

  • Graphiste plurimédia
  • Professionnalisation

  • Web design : méthodes et outils de conception
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
  • Cours du soir

  • Cours du soir - Les bases de l’infographie
  • Cours du soir - Vendre son travail de graphiste
  • Cycle d'août

  • Cycle août - Les outils du graphisme Web
  • Cycle d’août - Les outils de la PAO
Photo

    Qualifiant

  • Photojournaliste
  • Éditeur images bimédia
  • Professionnalisation

  • Stage d’iconographie multimédia
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
  • Cycle d'août

  • Cycle août - Initiation à la photo de presse
Edition

    Qualifiant

  • Secrétaire d’édition-éditeur
  • Professionnalisation

  • Correction et réécriture
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
  • Cours du soir

  • Cours du soir - Correction-relecture
  • Cours du soir - Stylistique
Multimédia

    Qualifiant

  • Responsable éditorial de site Web
  • Professionnalisation

  • Web design : méthodes et outils de conception
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
Vidéo

    Qualifiant

  • Journaliste vidéo multimédia
  • Professionnalisation

  • Stage de journalisme vidéo
  • Perfectionnement

  • Concevoir
  • Écrire
  • Éditer
  • Pratiquer
  • Cours du soir

  • Cours du soir - Initiation à Final Cut pro
  • Cycle d'août

  • Cycle d’août - Initiation à l’écriture vidéo

Les journalistes doivent apprendre à apprendre
François Longerinas - 4 juillet 2008

François Longérinas est intervenu jeudi 4 juillet lors de la conférence débat organisé par l’Observatoire des métiers de la presse et Mediafor, organisme collecteur des fonds de formation des entreprises de la presse écrite. La thématique en était : La production et la diffusion de l’information sur le web, ses conséquences en termes de compétences éditoriales. » Trois table-rondes se sont succédées, auxquelles ont participé Jean-Marie Charon (CNRS), Antoine de Tarlé (Ouest France), Vincent Giret (Lagardère Active), Frédéric Filloux (Schibsted international), Laurent Mauriac (Rue 89), Pascale Gunée (IPJ), Cyrille Franck (AOL) et Julien Jacob (Obiwi). Voici, en substance, les propos tenus par le directeur général de l’EMI :

« Je vais maintenant tenter d’ajouter un éclairage complémentaire à ce débat, celui d’une équipe, celle de l’EMI-CFD, qui s’est donnée pour mission d’accompagner les journalistes, les rédactions et les groupes de presse dans cette mutation vers le web.

Nous avions participé au MILIA à Cannes, il y a dix ans, en affirmant que le multimédia manquait de journalistes. Nous apparaissions alors comme des martiens ! Le débat d’aujourd’hui, le développement des sites d’information, la forte volonté des groupes médias de se développer sur le Net, montrent que nous avions raison et que les éditeurs non seulement se sont emparés de la question et que les algorythmes ne les remplaceront jamais si l’on veut maintenir le traitement d’informations de qualité, vérifiées, scénarisées et éditées. Mais ces mutations invitent à réfléchir sur les conséquences qu’elles auront sur nos pratiques et plus généralement sur notre métier, je pourrais dire sur nos métiers. Nous avons en effet fonctionné pendant cinquante ans sur le même modèle, en adaptant la transmission des compétences aux sauts technologiques, comme ce fut le cas avec l’arrivée de la photocomposition, puis de la PAO.

Un constat : après avoir rencontré près de 2000 journalistes et salariés de la presse ces douze derniers mois dans le cadre d’actions de formation, nous constatons que les journalistes sont peu préparés aux bouleversements à l’œuvre : au premier degré, ils ont un usage très limité d’Internet comme support d’infiormation (ils n’utilisent pas à plein les moteurs, fils RSS et autres Nertvibes..) et, surtout, ils maîtrisent peu les enjeux de la période dans la sphère des médias.

Or, c’est d’une révolution dont il s’agit, et les journalistes doivent se préparer à être :
- multimédia : c’est à dire de savoir traiter un sujet en combinant des sources multiples (texte, images fixes et animées, son…)
- plurimédia : c’est à dire être capable de travailler un sujet pour plusieurs supports (print et web, par exemple). Nous sommes là dans une logique de complémentarité.

Dans ce contexte, notre observation du paysage nous a amenés à définir trois postures-métiers dans la chaîne de l’information : les producteurs de contenus, les scénographes et les diffuseurs-techniciens :

• Les producteurs de contenus, ceux qu’on appelle couramment journalistes, plus précisément les rédacteurs, mais aussi les photojournalistes…
Ce qui va changer, c’est que chacun va devoir élargir ses compétences à tous types de contenus (c’est la polyvalence), tout en étant probablement plus à l’aise dans l’un d’entre eux. On ne demandera pas à un rédacteur de savoir réaliser un documentaire vidéo de 26’, mais plutôt de monter une interview pour une séquence de 2’. Ce qui est aussi nouveau, c’est qu’on va demander de penser son sujet multimédia en amont et ainsi d’avoir une idée à l’avance de ce qui va être le média dominant dans son sujet : qu’est-ce qui sera dominant et pourquoi entre le son, la vidéo et le texte… Et puis l’auteur doit apprendre à établir une relation nouvelle avec son lecteur, avec qui il est amené à dialoguer en direct (PQR)… Sans parler du fait qu’un papier n’est jamais terminé sur le Net, qu’il peut être complété, enrichi et réactualisé en permanenece (on est dans une logique proche du rythme radio)

• Les scénographes, c’est dans notre jargon ceux qu’on appelle les secrétaires de rédaction ou d’édition, les graphistes-maquettistes, les chefs d’édition, aujourd’hui les responsables éditoriaux de sites… ils ont en charge la mise en musique, la scénarisation, de la titraille à la hiérarchisation… Le pb est qu’aujourd’hui si l’on en maîtrise les fonctions globales, il est probable que des fonctions plus spécialisées apparaissent : travail sur le texte, montage audio-visuel…
Il nous apparaît évident que la fonction SR/édition présente des contours différents selon les supports.
La fonction image là aussi se spécialise : le maquettiste disparaît dans le web : la direction artistique aura défini une ambiance et des formats, que des SR, voire des rédacteurs devront être à même de décliner.

• Les diffuseurs-techniciens, administrateurs de réseaux… chargés de l’acheminement des données en flux continu vers les différentes plate-formes.

Mais les organisations des rédactions sont loin d’être stabilisées : bimédia, plurimédia ou séparées par support, toutes les solutions sont testées en ce moment.
Il s’agit donc pour nous, formateurs, de s’inscrire dans une démarche de stabilisation d’un changement continu.
Pour finir, si nous voulons nous préparer à cette mutation, nous devons :
• élargir les compétences techniques et surtout éditoriales des journalistes (cela passe notamment par l’apprentissage des langages propres à chaque média) ;
• Affiner notre veille sur l’organisation des rédactions, notamment pour les fonctions de scénarisation, de validation et de contrôle des informations ;
• Convaincre tous les acteurs de la chaîne de l’information qu’ils doivent s’inscrire dans une posture d’apprentissage permanent (et ce sontt parfois les cadres qui, dans les rédactions, sont les plus rétifs… quand ils sont convaincus, cela va beaucoup mieux…)

Pour finir, la presse écrite, même si elle réduit son périmètre, conserve toute sa raison d’être et même de se développer, à condition que l’objet soit attractif pour le lecteur et qu’elle remplisse à plein sa fonction d’approndissement.
La presse magazine, en particulier, trouvera dans le développement de sites Web associés, l’occasion d’élargir son lectorat, en attirant les plus jeunes, d’installer un lien avec eux par la pratique d’un « journalisme de conversation », de proposer une sorte d’archivage « raisonné » de ses contenus et d’anticiper la parution de sujets à venir dans la version print… Voilà quelques pistes de réflexion, qui permettent d’envisager avec optimisme une complémentarité féconde entre les supports. Merci de votre attention. »

François Longérinas, directeur général de l’EMI


 

l'école des métiers de l'information.cfd- 7/9 rue des Petites Ecuries 75010 Paris
Téléphone : 01 53 24 68 68.
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